Wilaya de Mostaganem

Centre-ville de Mostaganem

Définition

Mostaganem (en arabe : Mustaġānam ou Mustaġānim; prononcé localement, Mestghanim, en berbère ⵎⴻⵙⵜⵖⴰⵍⵉⵎ [Mestghanim]) est une commune Algérienne de la wilaya de Mostaganem dont elle est le chef-lieu. C'est une ville portuaire de la Méditerranée, située au nord-ouest de l'Algérie, en bordure du golfe de Mostaganem, à 363 km à l'Ouest d'Alger. Elle est la deuxième plus importante ville côtière de l'Ouest algérien après Oran.

Considérée en Algérie comme la "capitale du Dahra", Mostaganem est parfois surnommée "la ville des Mimosas". L'agglomération de Mostaganem s'étend en outre de la commune du même nom, sur les communes de Mazagran et de Sayada et comprend une population de 162 885 habitants en 2008. Elle est également une ville culturelle et artistique importante et dotée d'un riche patrimoine et d'une création artistique active notamment dans la musique chaâbi.

Géographie

Le territoire de la commune de Mostaganem est situé à l'Ouest de sa wilaya, à 363 km à l'ouest d'Alger, à 79 km à l'Est d'Oran, à 48 km d'Arzew et à 81 km au nord de Mascara. La wilaya compte plus de 800 000 habitants (statistiques 2008) et se compose de 32 communes, réparties sur 10 Dairas (sous-préfectures). Les wilayas limitrophes de Mostaganem : A l'Est la Wilaya de Chlef, au Sud-Est la Wilaya de Relizane, à l'Ouest la Wilaya d'Oran, au Sud-Ouest la Wilaya de Mascara.

Relief

Mostaganem est située à 104 mètres d'altitude sur le rebord d’un plateau côtier5. La ville contemple à l’ouest la large baie d’Arzew que termine le djebel Orousse. La ville est assise sur les rives de l’Aïn Sefra dont, à plusieurs reprises et notamment en 1927, elle a eu à subir les crues.

Elle se compose d’une ville neuve, très étendue, et d’une vieille ville, plus compacte, accrochées de part et d’autre d’un profond ravin creusé par l’Aïn Sefra, qui arrose des jardins. La localité est située au débouché des plaines du Chélif et de la Macta.

Etymologie :

Il serait vain de chercher dans les livres arabes l’étymologie du mot "Mostaghanem", aucun historien ou géographe arabe ne fait connaître d’une manière précise le sens ou les raisons de cette appellation. Par contre plusieurs essais d'explication sont diversement conservés chez les populations locales :

Le mot Mostaghanem serait donc composé de deux (02) termes distincts : Machta-ghanem (Une station hivernale, riche d'éleveur de mouton). Mostaghanim : Marsa-ranem, c’est à dire le port du butin. Mostaghanim viendrait aussi de Misk Al-Ghanem : Abondance pour les troupeaux. En revanche, pour quelques historiens, c’est plutôt à un Port Romain Murustaga que Mostaganem doit son étymologie.

"Mostaghanem" en arabe ou "Mestghalim" en langue locale, doit également son éthymologie à une cité antique du nom de Murustagen, la ville des Murus ou ville des Maures. Murus en phénicien signifie étranger ou différent. Murustaga, Quiza et Kelmitou existaient depuis le 3ème siècle avant notre ère. 

Les 03 citadelles :

Trois châteaux (Bordj) du vieux Mostaganem ont défendu la ville durant des siècles.

Fort de l'Est :

Ce fort porte le nom de Bordj El-Tork ou Fort de l'Est. Sa citadelle qui se ferme avec 2 portes, comprend Matemore, le génie, place de l'hôpital et les trois ponts.

Fort de l'Ouest :

Ce fort porte le nom de Bab El-Djerad ou Fort des Sauterelles. C'est l'ex-Daïra de Mostaganem avec sa tour de guet et de feu qui surplombe l'avenue Cherik Said ex-Av. Raynal et comprend la place du 1er novembre (Ex-place de la république), la place Ayachi (ex-Place du Barrail), la place de la poissonnerie (Place Thiers), le marché couvert et la rue du Lion. Cette citadelle se ferme avec trois (3) portes. 1

Fort du centre (Nord) :

Ce fort porte le nom de Bordj El Mahel ou Fort des Cigognes, transformé en une maison d'arrêt et de rééducation pour femme relevant du secteur de la justice. Le fort se limite à la cité Derb et Tobona et se ferme avec une seule porte.

Jusqu'à 1837, Mostaganem était entourée à l'intérieur par des murs malgré la séparation des trois (03) citadelles par l'oued de Ain Sefra, la grande enceinte de la citadelle du vieux Mostaganem est actuellement à 70 %. Elle fermait ses 06 portes après la démolition d'une partie du mur qui séparait Bordj El Mahel et le Bordj de Bêb El-Djerrad.

Cette dernière porte a été démolie après 1837 avec sa muraille. Mostaganem continuait à fermer mais avec 5 portes. Après les aménagements de la ville en 1914/1915, une partie du mur a été domolie ainsi que deux (02) portes. La grande muraille a perdu 03 portes de son histoire jusqu'à 1970, les 03 portes restants étaient fonctionnelles.

A présent, il reste une entrée avec porte enlevé et un jambage qui ont échappé à la démolition (Pauvre citadelle) qui a perdu presque la totalité de ses portes. Il s'agit de la porte de la Marine donnant sur l'oued Ain Sefra.

Porte de Mascara

Porte mascara

Emplacement de la porte de Mascara à l'intérieur des remparts de la ville de Mostaganem. Des murailles démolies lorsque Mosta éclata de ses remparts entre 1914-1918. Montage photo illustratif entre hier et aujourd'hui. 2

Communes (32) de Mostaganem :

Daira de Hassi Mamèche
Hassi Mamèche, Mazagran, Stidia
Daira de Ain Tedles
Ain Tedles, Sour, Sidi Belattar, Oued El Kheir
Daira de Bouguirat
Bouguirat, Safsaf, Sirat, Souaflia
Daira de Sidi Ali
Sidi Ali, Ouled Maallah, Tazgait
Daira de Achaacha
Achaacha, Khadra, Nekmaria, Ouled Boughalem
Daira de Ain Nouissi
Aïn Nouïssy, El Hassiane, Fornaka
Daira de Mesra
Mesra, Aïn Sidi Cherif, Mansourah, Blad Touahria
Daira de Sidi Lakhdar
Sidi Lakhdar, Hadjadj, Abdelmalek Ramdane
Daira de Kheireddine
Kheireddine, Ain Boudinar, Sayada


Références

1- Ecrits de Benabdeloued Belkacem

2- Page Mostaganem Aujourd'hui

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