Chu mosta

A combien de cas doit-on s’organiser à Mostaganem ?

  • Le 16/04/2020 à 14:16
  • Dans Santé

On ne peut prédire le pic épidémique en Algérie si la population Algérienne n'est pas testée massivement, selon les experts. Doit-on attendre des vagues épidémiques qui seront générées par les sujets atteints au Covid-19 asymptomatiques circulant librement ?

Dans le cas de la wilaya de Mostaganem, le secteur de la santé reste figé à attendre les directives, empêchant ainsi de mettre sur pied un plan efficace et une véritable stratégie pour endiguer ce virus comme lors de l'épidémie du choléra.

Par conséquent, on banalise les cas positifs sans informer la population sur l'état de leur santé, ni sur la façon avec laquelle ils sont pris en charge. L’on se demande s’il y’a eu un traitement durant l'isolement ou s’il y’a eu une quelconque expérimentation de plasma sanguin de cas guéris.

Sur près d’un million d'habitants, il y’a absence de statistiques à Mostaganem sur le nombre de personnes par tranche d'âge et par pathologie afin de constituer une base de données qui permet d'avoir une visibilité notamment en cas d'une flambée virale de la deuxième vague.

Des questions sont sérieusement posées. Combien de lits faudra-t-il disposer pour isoler les malades? De combien doit être estimé le stock de médicaments à prévoir ? De combien s'élèverait l'effectif du personnel de santé actuellement en mission et exposé au risque vue le peu de moyens de protection en rupture de stock ?

La problématique du CHU posée 

Cependant, l’hôpital universitaire de 240 lits de Kharouba, implanté à l’Est de la ville de Mostaganem, n’a pas encore été réceptionné et ce depuis le lancement du projet il y'a 14 ans pour des raisons non communiquées par la DSP.

En effet, aucune information n'a été donnée à la population, à la recherche d’un hôpital digne de nom en pleine crise sanitaire, pour expliquer s'il le CHU va ouvrir ses portes ou non et la cause derrière le manque du personnel médical dans les hôpitaux de Achaacha, Mesra et Bouguirat. Ces derniers sont toujours non fonctionnels.

Disposons-nous d'une cellule de prévention qui répond aux normes à diriger une bataille contre une flambée virale de cette maladie ? Une cellule de prévention ou de crise qui communique avec les citoyens en temps réel pour exposer leurs plans d'urgence en cas de flambées virales.

Cette épidémie du covid-19 a mis à nu les défaillances dans le secteur de la santé en Algérie en dépit du dévouement des praticiens en première ligne dans les hôpitaux. Malheureusement, nous naviguons à l'aveugle et à dépendre du retour d'expérience des pays ayant été frappés par cette pandémie en premier.

Finalement, pourquoi avoir créé une délégation nationale du risque majeur qui ne bouge pas. Et pourtant, son objectif est de faire des recherches dans les différents domaines pour contribuer à la prévention et à la réduction des risques majeurs auxquels nous sommes vulnérables en Algérie.

Par : Karakache Bouziane .

(Doctorant en gestion des risques majeurs)