Benabdallah Benzaza


Monsieur Hadj Benabdallah Benzaza a donné dix ans de sa jeune vie à l'ITA. [Site web]

Benzaza Hadj Benabdallah, est né le 25 juin 1941 à Mostaganem, Fils de propriétaires terriens. Il fit une scolarité studieuse à l’école «Rose» de Mostaganem, puis au lycée « Zerrouki ». Après avoir passé brillamment son baccalauréat, il demanda aux instances militaires françaises de passer pendant ses vacances d’été (avant de rejoindre l’université) la préparation militaire à Monaco (apprentissage des armes, etc) en vu de rejoindre le maquis plus tard. Cela ne l’empêcha pas d’être Fidai et de faire pas mal d’attentats à Mostaganem et environs.

A la rentrée universitaire, il rejoignit l’I.N.A d’El Harrach où il poursuivit ses études d’ingénieur en agronomie, il a du les interrompre à sa dernière année, étant recherché par la police française. Il rejoignit les rangs de l’A.L.N. où il eut le grade de lieutenant et son nom de maquis était « Si Laaredj ».

Il fut membre de la commission mixte de cessez-le-feu de l’arrondissement de Ténes, puis membre du comité de liaison militaire jusqu’au 12 août 1962. Par la suite, il a assuré la responsabilité d’officier de coordination au sein du comité de coordination de liaison militaire (wilaya 5).  

A l’indépendance, il fut démobilisé à sa demande et a repris ses études. Etant ensuite lauréat de la première promotion constituée d'ingénieurs agronomes, il assura les fonctions suivantes : 

  • Maître assistant à l’I.N.A. à El Harrach.
  • Sous-directeur de la protection des végétaux au ministère de l’agriculture.
  • Conseillé à la présidence et expert auprès de la F.A.O.
  • Chef de la lutte anti-acridienne en Algérie et directeur du laboratoire phytosanitaire (Port d’Alger). 

De retour à Mostaganem en 1971, il fut nommé directeur de l’ITA (Institut de Technologie Agricole) de Mostaganem où il honora son mandat pendant 10 ans. Le Président Houari Boumedienne lui demandait souvent ses avis et il avait une grande confiance en lui en ce qui concernait l’Agriculture. Il a refusé tous les postes politiques (ministre, ambassadeur, etc). Il disait qu’il était un homme de terrain et que c’est à la base que le pays avait besoin de compétences.

  • l’ITA: Institut de Technologie Agricole de Mostaganem.

Il a toujours donné le meilleur de lui-même, à son pays, honnêtement et avec une abnégation totale. Bon et généreux avec ceux qui avaient besoin de lui quelque soit leurs problèmes. Il assura par la suite la direction générale de l’O.N.A.B et enfin la direction régionale de l’O.R.A.V.I.O où il développa l’élevage avicole dans l’ouest du pays. Il est mort à l’age de 43 ans en service commandé le 30 octobre 1984, en laissant une veuve et huit enfants éplorés.

Vidéo :  La vie professionnelle du regretté Hadj Benabdellah Benzaza 


Commentaires (6)

1. Benzaza Yasmina 31/08/2011

Bonjour, Aid mabrouk. Je remercie tous ceux qui ont apporté un témoignage à la mémoire de mon cher père Hadj Benabdellah Benzaza décédé en 1984 en service commande à 43 ans. il a donné sa jeune vie à l'Algérie avant et après l'indépendance, sa foie en son pays était infinie et son honnêteté rare. Il a donné 10 ans de sa jeune vie à l'ITA. Cette dernière a été baptisée en son nom il y a quelques années et débaptisée de façon arbitraire par une main anonyme médiocre et bureaucrate représentant ceux qui n'ont aucun respect ni amour pour leur pays. Ou est donc passe l'ONM , le ministère des moudjahidines, le ministère de l'agriculture, le ministère de l'enseignement supérieure ? ou sont donc les mostaganémois?? Benzaza Yasmina.

2. Ziane 22/08/2011

Si Abdellah Benzaza était un amoureux fou de la pêche en barque de plaisance, à telle enseigne qu'il avait commencé à fabriquer dans son garage une grande barque, sans aucune aide extérieure. Il avait un combiné de menuiserie et maniait fort bien le marteau et les clous spéciaux qu'il ramenait d'Espagne très souvent dans son cartable. Lorsque je lui rendis visite ce jour là avec un ami commun, je fus émerveillé devant sa gentillesse et sa connaissance de toutes les essences de bois. Allah yerhamou.

3. Un cousin de bien loin 16/08/2011

Benzaza Hadj Benabdallah est un homme d'exception. Tous ceux qui l'ont côtoyé vous témoigneront des qualités hors norme de ce fils de Mostaganem. La pertinence de ces propos, sa capacité à résoudre les problème les plus ardus, son intelligence et surtout sa grande simplicité font de lui un homme qu'on oublie pas. 26 ans déjà qu'il nous a quitté... Mais toujours présent en nos coeurs.

4. Mostaganémoise 23/06/2011

Bonjour Mr Bouharira,
Grand merci pour ce que vous avez écrit sur le défunt Mr Benzaza Allah yerhamou. Cela est très important d'évoquer l'histoire des gens qui ont beaucoup donné à notre Algérie et surtout à notre chère Mosta. Je serai très heureuse et aussi fière si vous écrivez la biographie de votre cher frère Mr Bouharira Senoussi, je crois que tout les membres de ce site seront ravis de vous lire. Donc dans l'attente de lire cela milles merci et bon courage à tous!!

5. Bouharira Atman 15/01/2011

J'ai découvert ce site il y a de cela quelques jours seulement.J'ai été donc très agréablement surpris de trouver cette rubrique de noms célèbres de notre Mostaganem.
Concernant Si Abdallah (rahimahou allah), Je l'ai bien connu; il s'était lié d'amitié avec mon frère Snoussi (alias Si Smaïne) tombé au champ d'honneur en novembre 1961. ils faisaient partie, il me semble, de la même cellule fida de Mosta. lorsque Si Abdallah était à l'INA, ils se sont retrouvé à Alger, mon frère ayant été appelé au service militaire au 19° génie d'Hussein Dey. Je ne sais s'ils ont activé ensemble durant cette période. Par contre, j'ai effectué également mon service à El Harrach. Un des frères Benzaza (Smaïne allah yarhmou) m'a raconté cette anecdote qui m'a bouleversé pendant qu'il effectuait lui aussi son service en même temps que moi et dans la même caserne. Durant cette période, Mustapha Benzaza (Ex. ministre des PTT allah yarhmou) faisait un stage de pharmacie à Gué de Constantine; étant lui aussi Fidaii, il subtilisait des médicaments; ayant été découvert, il a été remis aux services de police de l'armée qui occupaient un coin de la caserne du 45° Régiment de transmission d'El Harrach où il a été torturé bien entendu. Durant son incarcération au 45°, il a été un jour enfermé dans une cellule isolée au beau milieu de la caserne; or cette cellule était constamment gardée par un appelé d'une des compagnies et le hasard a voulu que ce jour là le gardien n'était autre que Smaïne son frère lequel ignorait totalement la présence de Mustapha,son frère, dans la cellule. Il nous est arrivé de remémorer cette histoire avec Smaïne et Mustapha lesquels en riaient de bon coeur.
Je voudrais revenir à Si Abdallah. Après l'indépendance, Si Abdallah est retourné à l'INA,quand à moi, j' ai été admis à l'école normale d'El Harrach en décembre 1962; j'étais hébergé à l'Ecole Nationale Polytechnique juste face à l'INA où Si Abdallah poursuivait ses études d'Ingénieur. Il m'arrivait très souvent d'aller lui rendre visite pour l'inviter à prendre un café ou bien à une séance de cinéma à l'ENI, il n' a jamais voulu quitter sa table de travail. En effet, quelle que soit l'heure, matin, après-midi, le soir, parfois à minuit, je l'ai à chaque fois trouvé plongé dans son travail; Je ne l'ai jamais vu prendre du repos, un vrai bourreau du travail, une volonté phénoménale.C'est d ailleurs pour cela qu'il m'arrive très souvent de parler de cette histoire à mes enfants ou à mes élèves; car, Si Abdallah m'a tellement impressionné par cette volonté de fer qui le caractérisait, qu'il a quelque peu déteint sur moi, ce qui m'a permis d'effectuer d'excellentes études à l'école normale et par la suite, une carrière exemplaire dans l'enseignement technique.
PS: Une rue devrait porter le nom des Benzaza.
Quant à mon frère, une rue, pas loin de l'ancienne poissonnerie, porte son nom: BOUHARIRA Senoussi dit Si Smaïne. Je suis disposé à vous adresser une biographie de mon frère si cela vous convient.
Fraternelles salutations.

6. Mostaganémoise 15/09/2010

Allah yerhmou. C'est vrai c'était un Homme qui a honoré Mosta et l'Algérie toute entière. Comme on dit c'est une "Sadaka Djaria" car à chaque fois qu'on regarde ce site on évoque les biens qu'a fait cet Homme. Personnellement, je le remercie infiniment car grâce à lui j'ai pu suivre mes études à l'ITA et surtout à Mosta ma ville natale. Tous mes remerciements et mes prières de Rahma à Mr Benzaza. Des hommes du genre de Mr Benzaza sont très rares de nos jours. Methouah el Djana Incha Allah.

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