Nadi El Hilal Ettakafi

Fondée en 1912, «Cercle du Croissant» est la doyenne des associations Algériennes. [Site web]

Cette association a été fondée en 1912 à Mostaganem sous la dénomination de «Cercle du Croissant» ce qui constituait plus qu’un symbole dans le contexte de l’époque. Elle est la doyenne des associations algériennes. Situé dans la rue Abdallah du Derb depuis 1912, son siège fut transféré dans ses locaux actuels, place Emir Abdelkader ex-trois ponts, en 1934. Ce n’est pas un hasard si le cercle du Croissant abrita dans ses murs bien avant le déclenchement de la Révolution de nombreux mouvements et associations d’obédience nationaliste tels que l’Association des Etudiants Musulmans, l’espérance Sportive Musulmane, l’Association des Oulama d’Algérie et bien d’autres.

De 1912 à 1954, sous la couverture d’un lieu paisible de détente, de musique et de jeux de société, le Cercle du Croissant était devenu un véritable foyer de culture ainsi qu’un lieu de rencontre et de réflexion pour un grand nombre d’hommes d’arts et de lettres, tous animés d’une volonté farouche de promouvoir la restauration de la personnalité et de la culture Arabo-islamique bafouées par le colonialisme.

C’est ainsi que des conférences étaient données le plus souvent dans la clandestinité bien entendu ainsi que des cours dans les différentes matières scolaires pour relever le niveau intellectuel des jeunes algériens. Hélas, le déclenchement de la révolution de 1954 amena les autorités coloniales à accentuer leur surveillance sur les activités jugées subversives du Cercle du Croissant qui fut dans l’obligation de se mettre en veilleuse dans l’attente de jours meilleurs.

Après le recouvrement de l’indépendance nationale et une période de gestation qui devait se prolonger jusqu’à 1967, un petit groupe d’ardents mélomanes et musiciens ont donné au Cercle du croissant sa dénomination actuelle de Nadi El Hilal Ettakafi. Ce groupe composé de Messieurs : Ismet Benkritly, Hadj Moulay Ahmed Benkrizi, Hadj Hamia Benyahia, le regretté Houari Chalaby (de son vrai nom Mustapha Benmansour), Hassain Benghali, sous l’impulsion du regretté Hadj Bouzidi Benslimane, un érudit au Cercle du Croissant, s’est assigné, dans un premier temps de constituer une formation de musique andalouse qui serait capable de rivaliser avec les plus grandes associations des Ecoles d’Alger, de Tlemcen et de Constantine.

Maqam Chahid de Constantine en 1983 : -De Gauche à Droite- Hadj Bouzidi Benslimane, Mr Arbaoui Président de l'APC de Constantine, Hadj Moulay Benkrizi et le Maître du malouf Hadj Kaddour DARSOUNI.

L’objectif final demeurait la création d’une véritable école d’enseignement de la musique classique Algérienne dite Andalouse se rattachant à l’Ecole «Senaa» d’Alger. Ainsi, sous la haute autorité de Hadj Bouzidi Benslimane, que Hadj Moulay Ahmed Benkrizi prit en main les destinées du Nadi dans le domaine artistique en faisant bénéficier ses amis de toutes les connaissances qu’il avait acquises en la matière dans le passé, lorsqu’il était membre de l’association El Djazairia Moussilia de 1964 à 1965.

TNA Alger - Festival du Med'h andalou le 25 Décembre 1982 : Hadj Moulay Benkrizi, Un élève, Chemsi Medjebeur, Fayçal Benkrizi (la position des pieds du petit Fayçal -10 ans- ne parvenant pas à atteindre le plancher sur scène).

Ce noble objectif fut atteint, et le Nadi devient une véritable école de formation de musique andalouse. Depuis 1999, le Nadi se consacre à la protection de l’enfant par l’apprentissage des musiques traditionnelles. A cet effet, il organise en Mars 2000, le premier festival de musique traditionnelle pour Enfants, à Mostaganem. Le Nadi travaille aussi en collaboration avec l’UNICEF afin de mieux prendre en charge certains problèmes touchant l’Enfance.

De par cette pôle position de Mostaganem, le Nadi El Hilal Ettakafi travaille sur les diverses formes d’expression du Soufisme comme le chant, la danse, le verbe et la musique ou ce que nous appelons tous le «Sama’» c'est-à-dire le concert spirituel.

A cet effet, la direction artistique de l'association, en collaboration avec les enseignants, ont élaboré des Noubas dans le genre Medh ou Djed (poèmes Soufis), notamment la Nouba Rasd Dil et la Nouba Mezdj (Aarak-Raml-Ghrib-Sika). Aussi, dans le même ordre d’idée, l'association a organisé du 10 au 12 Octobre 2006, un forum international ayant pour thème «Soufisme & Expressions Artistiques».

C’est dire combien le Nadi El Hilal Ettakafi s’intéresse à la musique et le chant sacrés ainsi que l’éducation de l’enfant par l’apprentissage de la musique traditionnelle, deux priorités pour la sauvegarde du patrimoine culturel et la protection de l’Enfance.

Commentaires (1)

1. Karakache 02/12/2011

Merçi de rappeler la représentation de l'algerie au pakistan dans le festival international de musique soufi..... ou il y'a eu "Abelkader y'a Boualem" paroles de cheikh Bentobdji que suite à ce voyage cheikh ghlamallah à pu faire les premières assises de son association Ahbab Bentobdji.

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