Théâtre

Le riche patrimoine immatériel de Mostaganem, légué de génération en génération à travers les âges et les époques, contribuera ainsi à un épanouissement certain d’une race d’artistes exceptionnels et ce, à travers une sacrée diversité artistique qui fait encore jusqu’à l’heure la renommée de Mosta et de toute la région du Dahra.

Ainsi, cette dernière aura-t-elle enfanté d’une époque à une autre de véritables sommités dans l’art de s’exprimer qui ont dû marquer leur temps au point de laisser dernière eux un aussi lourd et précieux héritage dont peuvent encore s’enorgueillir les Mostaganémois.

A Mosta, comme dans les quatre coins du Dahra, tout est prétexte à la création artistique dans un genre comme dans un autre et c’est là sans doute que réside le plus fou des mystères. Dans la vie citadine de tous les jours comme dans le vécu rural en rase campagne, l’artiste trouve son compte à la faveur d’un potentiel et de valeurs intrinsèques aussi riches que variées.

Festival du Théâtre amateur de Mostaganem :

Mostaganem, qu’on a depuis toujours considérée comme la perle du Dahra, constitue l’un des grands pôles du quatrième art en Algérie et ce, depuis l’époque assez lointaine où pour la première fois dans le pays, une pièce de théâtre sera écrite par cheikh Ahmed El Alaoui Ben-Mostefa, fondateur de la confrérie alaouite. La pièce sera montée et jouée il y a de cela déjà pas loin d’un siècle.

Puis naîtra plus tard le mouvement national du théâtre grâce à l’apport de grands hommes de théâtre et autres dramaturges comme Ould Abderrahmane Kaki père de la Halqua, Bachali Allel, les Frères Mezadja, AEK Benmokadem et autres Chougrani, Fethi Osmane.

C’est d’ailleurs au lendemain de l’indépendance de l’Algérie que Mostaganem devait donner en public la première représentation théâtrale, L’Algérie indépendante, et ce, en présence du leader cubain d’alors, le révolutionnaire Ernesto Ché Guevara qui ne s’empêchera pas, sidéré sur place, d’avouer qu’il existe bel et bien un théâtre en Algérie. C’était l’un des chefs-d’œuvre de Kaki, à savoir 132 ans et magistralement interprété par les comédiens mostagnémois.

Aujourd'hui, la wilaya de Mostaganem compte en son sein plus de vingt formations et troupes théâtrales avec autant de comédiens, metteurs en scène et auteurs à l’instar de Djamel Bensabeur, Ahmed Haroun, Belalem, Abdellah Meddah et autres Benmokadem.

Faut-il d’autre part savoir que l’immense mérite aujourd’hui réside dans le fait que Mostaganem a su jusqu’à l’heure préserver son festival d’art dramatique qui demeure le doyen des manifestations culturelles de dimension nationale, et ce, depuis sa naissance en 1967, avec le début d’une sacrée aventure menée par feu Si Djillali Mustapha Benabdelhlim.

Par : Sid-Ahmed Hadjar.

Figures emblématiques du quatrème art :

Ould Abderrahmane Kaki Biographie

Le défunt Tamaskelt                             El Hadj Mekki                           Si Djilali Abdehalim

  

El Hadj Nait                              Djamel Bensaber

  

Commentaires (1)

1. Atman BOUHARIRA 20/02/2011

Mostaganem est, sans conteste, une ville culturelle par excellence; ville du théatre; mais aussi de la musique et du chant châabi, andalou, bedoui, aïssaoua etc.. Il a fallu d'un peu pour qu'elle le fut pour le 7° art; En effet, dès 1968 naissait le premier cinéclub de Mosta; Créé à l'initiative de feu Khouidmi et de moi même, après un stage de cinéma à Cherchel sous l'égide de la cinémathèque. cinéclub que j'ai eu l'honneur d'animer durant environ 18 mois. Son inauguration a eu lieu en présence de M.Benderdouche (maire de Mosta auquel je souhaite longue vie et une bonne santé) ainsi que M. Mohamed BOUAMMARI (allah yarhmou)lequel devait animer le film "le vent des Aures" de Lakhdar Hamina et le court métrage "Elle" de Bouammari avec Mohamed Chouikh comme acteur principal. A cette époque, le cinéclub ayant provoqué un formidable engouement auprès des jeunes et des lycéens en particulier, nous avions décidé, M.Khouidmi et moi, avec l'aide de feu Djilali Benabdelhalim, de créer le festival du cinéma amateur. Nous nous donnions rendez-vous au café "MARHABA" au centre ville pour discuter et préparer cet important évènement . toutes les formalités administratives étaient en cours auprès de la cinémathèque ainsi que de l'ONCIC quand on m'apprit que ce festival devait avoir lieu dans une autre ville.Cela nous a glacés bien entendu, mais il n'en demeure pas moins que Mosta est et restera la plus belle ville, par ses habitants et leur sens de l'hospitalité, sa jeunesse et son patrimoine culturel et cultuel.

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