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Auteur de « Algérires » ou les souvenirs des jours heureux de « Habib Amar». Né le 17 mars 1952, Habib AMAR est un écrivain algérien de Mostaganem. Il a vécu son enfance à Ouled yaïch, il était à l’école primaire à Ammi-Moussa, Oued Rhiou, secondaire à Mostaganem et études universitaires (Anglais) à Oran. Après avoir terminé son service militaire, il a travaillé pendant quatre années comme traducteur technique chez Sonatrach à Arzew et même remplaçant par moment du photographe du projet. Il s’est marié en 1980 à Mostaganem. En 1981, à la naissance de sa fille Sarah, il a décidé d’aller vivre en France (Bonneville 2ans) avec armes et bagages. Il a bossé comme magasinier dans une fabrique de téléphones, il a par la suite bougé à Besançon pour faire divers boulots (ouvrier sur un chantier de Quick, perceur de rails métalliques dans un sous-sol, entreposeur de produits frais dans un dépôt, veilleur de nuit, déménageur, raconteur d’histoires sur un chantier). Avec ses deux amis, il s’est lancé dans une aventure burlesque à Grenoble (un magasin d’artisanat marocain pendant un an). Amar, est membre du conseil d’administration de la maison de la culture, membre du conseil d’administration du conseil communal, il a participé aux élections municipales de 2001 sur la liste de gauche. Grand voyageur devant l’éternel, il a surtout beaucoup bougé en direction de l’Algérie dans les années 90, dans le but de vivre de l’intérieur les convulsions que vivait l’Algérie. Avant et après les 90’s, ses voyages étaient plus culturels et sereins, vers d’autres cieux. Devenu officiellement écrivain en 2005 avec la parution « d’Algérires », il espère pondre « le futur compliqué » comme 2e ouvrage. Depuis un an, il démarre une nouvelle carrière qu’il n’a pas choisi : Conteur. Les associations, MJC, université populaire, l’invite pour conter des histoires concernant l’Algérie sur un ton humoristique (il leur raconte « Algérires ») Habib Amar |
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Exclusif : « Algérires » sur le site « Mostaganem Aujourd'hui »
« Rien n’est dramatique dans la vie, mis à part la mort » J’adore juste bavarder et j’adore le verbe, en fait je suis un « bavarbeux », j’aime raconter des histoires… Je me suis dit que j’avais des choses très conviviales à partager, du vécu tout simple mais qui, à défaut d’occuper les têtes de gondoles, vous permettra je l’espère de vous gondoler… de rire! Cela me démangeait de laisser des témoignages sur des personnages de toutes sortes qui ont compté pour moi… et les images m’ont submergé, noyé, envahi... Il fallait que j’en chope quelques-unes au vol pour vous les coucher sur papier ; j’ai laissé mon cœur faire son choix, ce n’est pas la première fois que je lui fais confiance. Il m’a déjà entraîné dans de sacrées galères, mais on s’est toujours tirés d’affaire… pour le meilleur (souvent), pour le pire (parfois) et pour le rire (toujours) ! Si mes écrits vous donnent envie… si vous voulez en savoir plus, je m’engage à vous rencontrer pour vous expliquer le making-off, pendant une journée ou une nuit entière (les hommes peuvent passer la journée…). Les personnages, réels, de ce livre tiennent à prévenir le lecteur que l’auteur est totalement fictif et que toute ressemblance avec lui n’est que pure coïncidence. Habib Amar |
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Fable sur l’amitié (6ème extrait)
Pour cette seconde année universitaire, j’ai lâché ma chambre pour venir squatter auprès de mes chers potes : les inséparables Maz et Laredj. Ces deux-là représentent toutes les valeurs qu’on trouve rarement dans le milieu estudiantin : la confiance, la générosité, et surtout la fidélité. S’ils avaient un sou, il le coupait en deux. Ils ont réussi à me caser dans la piaule d’un voisin qui a décidé d’aller poursuivre ses études à la maison ! J’étais logé gratos, je n’ai jamais compris pourquoi personne ne me réclamait de loyer… Bof, les voies impénétrables du CROUS… Les deux potes étaient très studieux, même s’il leur arrivait de venir faire une partie de poker enfumé chez « moi » de temps en temps. Généralement, les parties s’étiraient jusqu’à 3 ou 4h du matin, avec des va-et-vient incessants. À un moment donné, Maz va faire un tour au petit coin et revient s’allonger sur le lit. Laredj lui demande : – Maz, tu peux me passer 20 dinars ? Celui-ci hésite et lui répond : – Je n’ai pas un centime sur moi ! Tant pis, Laredj sort faire un tour au frais. Maz me dit : – Je ne sais pas ce qui m’a pris, c’est la première fois que je mens à un ami comme Laredj. En plus, j’ai exactement 20 dinars dans ma poche ! Je vois que Maz est très affecté par son petit mensonge, c’est un tendre du haut de son 1m91 et ses 90 kilos ! Quelques minutes plus tard, Laredj revient en souriant, il nous montre un joli billet ! – Regardez-moi ça ! Je passe devant les WC et je tombe sur un billet de 20 dinars ! Maz me jette un coup d’œil et met la main à sa poche : y’a plus… C’était son billet ! Il explique tout le toutim à Laredj et lui dit : 1- Je crois que je viens de prendre une belle leçon avec ce billet : surtout ne me le rends pas, tu le mérites. Je m’en souviendrai longtemps… 2- Eh oui ! Maz ! La preuve, je te remets ça sous le nez 32 ans après… Je continue à vous garder, Laredj et toi, à la tête de mon hit parade de l’honnêteté et de la fidélité en amitié. A suivre.. |
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Sea, Sun and Mob (5ème extrait) Notre séjour promet d’être magnifique, la plage est superbe, l’ambiance est joyeuse mais… pas pour longtemps. Comme Ziton est étudiant en économie, nous avons naïvement focalisé sur le mot « économie » et nous lui avons confié la cagnotte. Vu le coût de la vie à l’époque, nos 400 dinars nous couvraient largement sur dix jours ! Le village était à quelques kilomètres, et nous avions pris pour habitude de nous y rendre chaque jour pour diverses emplettes. On y allait à deux généralement, par roulement, et des fois Ziton faisait la navette seul… Bravo, quel courage ! Au quatrième jour, nous demandons à notre trésorier de nous faire le point sur les finances : il nous annonce qu’il reste 10 dinars ! Après les engueulades d’usage, Ziton nous explique tout par « A+B » : nous avons fait 60 dinars de courses diverses, mais il a bouffé pour… 330 dinars de taxi ! Quoi ? Pendant que nous nous crevions à faire la route à pied, Monsieur se prélassait en taxi ! Et il ne prenait pas les taxis collectifs, non, Monsieur s’offrait des taxis solo ! On s’est concertés pour savoir s’il fallait le noyer, l’attacher au seul arbre du coin ou le tabasser pour se calmer les nerfs. Finalement, après consultations, nous décidâmes de le mettre en quarantaine… Personne ne lui parle. Il se met dans un coin de la tente, car, comme les vampires, il craint le soleil… Il joue de la guitare pendant des heures ! Horreur, nous avions recréé le barde Assurancetourix ! Au sixième jour, nous le supplions d’arrêter, la sanction était levée. Il fallait s’approvisionner maintenant, tous les moyens étaient bons pour survivre : nous allions au village pour dépouiller le pauvre commerçant du coin (on achetait une boîte d’allumettes, mais on revenait avec le couffin plein !). On allait dans les jardins en rase campagne pour piquer des tomates, toujours des tomates… Je les préparais comme suit : deux kilos dans la poêle avec un demi-litre d’huile. Au bout du troisième repas, ça courait à qui mieux mieux dans les dunes pour se vidanger. C’était terrible ! Nous avons même tenté de mettre la main sur une poule et ses poussins : c’est très dur de courir dans le sable brûlant, et au bout de vingt minutes, nous sommes retournés bredouilles et la plante des pieds brûlée : à quatre, nous n’avions même pas pu attraper un poussin ! Et soudain, notre sauveur arriva : c’était un pote tourangeau, connu à l’armée ; il était en vacances chez de la famille, pas loin de chez nous. Il nous ramène chaque jour des fruits et des légumes frais ! Que Dieu le bénisse… Malheureusement, j’eus la malencontreuse idée de lui demander de nous prêter la mobylette de son cousin pour aller acheter une bouteille de gaz en ville. Ziton embarqua derrière moi, avec la bouteille attachée à l’arrière… et zou ! On file vers la ville. Mon démarrage est très hésitant, je zigzague entre les arbustes, je vais dans le fossé, mais je garde l’équilibre. Ziton est inquiet : – T’as déjà conduit une mobylette ? D’un air hautain, je lui réplique : – On m’appelait « le Dieu de la mob ». Je n’ai jamais mis les fesses sur un tel engin. Je ne sais pas si ça l’a rassuré, mais nous pûmes continuer notre chemin ; nous avons même rendu visite à sa famille en vacances dans le coin, on s’est empiffrés chez eux, et on revient comme des fleurs en fin de journée, en ayant bien sûr oublié d’acheter le gaz ! Au retour, j’ai foncé dans la dernière descente. Je voulais foutre la trouille au Ziton. Il voit arriver le virage de la mort, le fameux fer à cheval, il me crie : – Freine ! Freine ! On va se planter ! Je me marre : – T’occupe, je maîtrise la situation ! (j’essaie mes freins : tout lâche, plus rien ! Je panique.) Zit, il n’y a plus de freins ! Accroche-toi ! Dès qu’il a entendu ça, ni une ni deux, il saute ! Ce qu’il a oublié, c’est qu’il y avait la bouteille de gaz derrière ! Je l’entends se fracasser sur les graviers qui parsèment le bitume, et bien sûr, je suis déséquilibré par sa chute. La mobylette se couche et je fais une glissade d’une dizaine de mètres, une fesse sur la mob et l’autre fesse râpant par terre. Au bout du virage, mon véhicule est freiné par le sable et les arbustes. Je suis sonné, mais j’entends un bruit de râpe géante derrière moi : Ziton arrive en glissant dans tous les sens et s’arrête net à côté de moi. Il se lève immédiatement, totalement ensanglanté, il n’y avait pas un centimètre carré épargné. Il commence à sauter sur place, comme dans les dessins animés ! Pour ma part, je n’arrive plus à bouger la partie droite de mon corps, mais à la vue de mon compagnon sautillant, j’explose d’un rire monumental ! C’est le fou rire incontrôlable. Il me regarde et me dit : – On vient d’échapper à la mort et cela te fait rire ! T’es le Dieu de la Mob, hein ? Enc… ! Après quelques minutes, je peux bouger mes membres, et je constate les dégâts subis par l’engin de mort : ce n’est pas reluisant. Je parviens quand même à le démarrer. – T’en as pas assez ? Tu crois sans doute que je vais encore remonter là-dessus ? me lance Ziton. Je réussis à le rassurer, en lui jurant qu’on descendrait en roue libre. Nous remontons tant bien que mal sur l’épave et nous nous laissons couler vers la plage. En cours de route, un chien errant nous voit arriver et se met en travers de notre route, en position d’attaque ! Ziton me crie : – Arrête-toi ! Il sent l’odeur du sang, il va nous mettre en pièces ! J’imaginais déjà le clébard en train de dévorer mon pote, en se cassant les crocs sur ce squelette ambulant. Il faut vraiment qu’il ait faim, ce malheureux animal ! Bref, après avoir chassé le chien, nous arrivons à destination, sous les applaudissements de nos potes. Ils ne réalisent les dégâts que lorsque nous sommes à leur niveau : les applaudissements s’arrêtent net ; oh non ! Nos amis ne sont pas choqués par notre état, c’est surtout la mob de Mohamed et le jean de Tahar (prêté à Ziton) qui expliquent leur désolation ! Ils nous pourrissent comme ce n’est pas permis ! Depuis ce jour-là, adieu Mohamed, mobylette et fruits et légumes… Quant à Ziton, ses innombrables plaies lui interdisaient toute baignade. Il a joué de la guitare jusqu’à la fin du séjour, fâché avec tout le monde ! (On ne l’a pas attaché à un arbre, comme le barde, à cause de ses plaies). |
1. 20/04/2013
C'est un honneur et fierté pour l'Avenue Raynal, je suis tombé sur ce site et je savais pas que tu écrivais. Continue, on a besoin des gens comme toi.
2. 17/04/2013
Salut Habib,
Je découvre..... ce site
J'ai beaucoup apprécié le site
de Mostaganem La Sympatik
et rigolé de Ziton......
mais ce qui m'a ému ! vraiment !
c'est de revoir la photo de Badra & Ton père.
J'en ai les larmes aux yeux.
Vraiment ? oui, vraiment. C'est comme ça...
J'ai besoin de 2 livres qui sont vendus
par le Jardin Botanique de Genève. Pourrait-tu me les acheter ?
Si oui tu me dis. Bien évidement remboursables
Sarah, ma fille a déjà essayé de les avoir par le net sans résultats,
c'est pour cela que...
Bon Vent....
3. 05/07/2012
Allah yerhamhoum.. Ils nous ont beaucoup donné et c'est la raison pour laquelle nous ne les oublierons jamais. Mon livre va être ré-édité en Algérie, et je t'en réserve un exemplaire!
4. 28/06/2012
Habib, je suis sûre et certaine que khalti Badra et Beba allah yarhamhoum, qu'ils sont au paradis avec amek el miloud khaltek rekia, ami Mohamed, djia ainsi que tata mina ect.., Tous ensemble. Khalti badra avec sa galette de pain, la meilleure galette d’Algérie, khaltek rekia avec la m'semena, tata mina avec ses blagues et les makroutes, et djia entraine de leurs prendre des mesures pour leurs façonner des robes.
5. 28/06/2012
Habib, raconter tout cela avec une sincérité intime, et tellement tranquille c'est un vrai moment de bonheur. Continue à nous faire plonger dans cette précieuse, ce trésor des souvenirs, cette royale richesse qui est l'enfance.
6. 26/06/2012
Content de te rappeler de bons souvenirs, Karima! Et il y en d'autres, à venir!!
7. 24/06/2012
Bonjour Habib, un grand merci pour tout ces beaux souvenirs que nous avons vécus ensemble khalti Badra et beba que je n’oublierais jamais, ainsi que les silos de blé où je courrais avec Nacera, car, moi aussi je vis avec les souvenirs.
8. 10/06/2012
C'est encore moi et c'est trop court et c'est toujours rigolo. C'est de l'oxygène en ces temps de crise.
9. 15/04/2012
C'est tout! C'est trop court!
10. 15/03/2012
Ah! Les parents. Dans l'éducation de nos enfants on essaie de reproduire ce qu'on a vécu avec nos parents et ben! ça ne marche pas. Quand je lis Habib Amar, c'est pareil pour moi. Merci encore pour ces souvenirs que tu nous fais remonter.
11. 14/03/2012
Merci d'avoir partagé ce petit moment avec nous et aujourd'hui à la veille de tes soixante ans, on aura la joie de partager nos soit cent ans.
12. 03/03/2012
J'ai lu, relu et re re lu son bouquin et quand je relis ici les extraits j'ai le même fou rire. C'est du bonheur. Je me suis permis de lire cet extrait pendant ma pause au boulot, je vous jure que ça fait disparaître tous les problèmes. Merci Habib. Rien que pour ça tu auras le paradis en récompense. Quant à Mostaganem Aujourd'hui et son équipe, vous pouvez être fiers d'être algériens. Du bon boulot et des bonnes initiatives!
13. 02/03/2012
Bonjour Lahbib, Je viens de découvrir le site Mosta.. Toutes mes félicitations et mes encouragements pour la suite. Le site est formidable, l'espace est aéré et renseigne sur Mosta, une ville qui respire le bien être et éveille tous les souvenirs des plus folles aventures.. Je crois que ce sont les mêmes sentiments que partage Malek 1 c'est à dire le vrai, celui de Sétif.. Bien le bonjour à Malek 2
14. 02/03/2012
Un grand bonjour à tout le monde et personne n'a oublié Amar mais il faut dire que "Ain safra" est devenue Ain zarka ou beida et personne ne s'en souci hélas!
15. 25/02/2012
Bonjour Monsieur Habib, je me souviens toujours de l'histoire ou tu jouais (sauter) dans les silos de blé avec ton frère. Quelle époque. Le groupe d'amal de Grenoble garde un bon souvenir.
16. 20/07/2011
Demandez la rééedition de son ouvrage 'ALGERIRES' Un bon bouquin à lire en ces temps mornes. du rire algérien de la 1ere à la derniere page.
Date de dernière mise à jour : 28/03/2013
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