Daira kheireddine

Mouvements de protestation et de revendications à Mostaganem

La wilaya de Mostaganem a enregistré dimanche des mouvements de protestation de citoyens et de travailleurs dans plusieurs communes et secteurs d'activités pour exiger des projets de développement pour la région et autres revendications socioprofessionnelles, a-t-on constaté.

Des commerçants de la commune de Achaacha ont entamé une grève dès les premières heures du matin, paralysant l’activité commerciale dans la commune, à l’exception de certaines boulangeries et pharmacies qui ont assuré le service minimum.

Les commerçants soutiennent les revendications des habitants de cette collectivité locale qui se sont poursuivies durant six semaines avec le blocage du siège de l’APC pour exiger le départ du président et des membres d'APC et des projets de développement pour la région.

Des citoyens, principalement des jeunes de la commune de Ben Abdelmalek Ramdane (37 km à l'est de Mostaganem) ont manifesté devant le siège de la mairie, soulevant des revendications sociales telles que le logement et l’emploi.

La section syndicale de la SNAPAP de la Direction du commerce a également organisé un sit-in devant le siège de la direction de la nouvelle cité administrative à Kharouba (est de Mostaganem) revendiquant la suppression de l’instruction ministérielle 340 relative au travail de contrôle "où des agents seront sur le terrain dans des conditions exceptionnelles que connait le pays", a déclaré un membre de la Fédération nationale du SNAPAP au ministère du Commerce, Othmane Cherif Nasreddine.

Pour sa part, le secrétaire de wilaya du SNAPAP, Adjel Abbassa, a dénoncé, dans une déclaration à l’APS, "les pressions exercés sur le travail syndical par certains responsables locaux et certaines parties", soulignant que "les syndicats sont un partenaire social qui contribue au développement économique et social de la wilaya".

Des dizaines de travailleurs relevant de l’usine de production du matériel agricole (privée) ont également organisé un sit-in devant le siège de l’unité industrielle située dans la commune de Hassi Mameche, en signe de protestation contre la décision de fermeture administrative de l’usine à cause de réserves techniques et administratives, la jugeant "arbitraire" car pouvant les mettre en chômage. Ils ont sollicité les autorités locales d’intervenir pour trouver une solution à ce problème.

Répondant à cette préoccupation, le directeur de wilaya de l’environnement, Noureddine Abdessadok, a annoncé que l’ouverture provisoire de cette unité industrielle est prévue dans "les brefs délais" sous peine de lever les réserves formulée par une commission de wilaya de contrôle des infrastructures classées.

Au sujet de l’usine "Amidor" située dans la zone industrielle de Fornaka (25 km à l’ouest de Mostaganem), Abdessadok a souligné que la décision de fermeture de cette unité industrielle intervient suite aux protestations des populations de cette collectivité locale à cause de la pollution. La réouverture de l’usine se fera après la mise en service de la station de traitement des eaux et après avoir effectué des analyses prouvant qu’elles ne sont pas polluantes et ne causent pas de nuisances à l'écologie.

La wilaya de Mostaganem enregistre, depuis le début du Hirak populaire du 22 février dernier, plusieurs mouvements de protestation allant des revendications du départ de présidents et membres d’APC au développement local (habitat, lutte contre la corruption, ...), à travers les communes de Achaacha, Ouled Maalla, Oued El Kheir, Safsaf, Hassi Mameche, Tazgait, Ain Tédèlès, Benabdelmalek Ramdane, Ain Boudinar et Fornaka.

Par : APS.