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Une situation d’exception dans les hôpitaux

Les médecins résidents, en grève nationale et illimitée depuis dimanche 24 décembre, continuent à organiser des rassemblements et piquets de grève au sein des diverses structures de santé du pays. Au CHU Mustapha d’Alger, des dizaines de résidents se sont rassemblés dans la cour de l’hôpital.

Munis de banderoles, ils ont scandé des slogans rappelant leurs revendications, dont les principales sont la réforme du service civil, leur inclusion dans les œuvres sociales des hôpitaux, leur dispense du service national dans les mêmes conditions que les autres citoyens ainsi que l’amélioration des conditions de travail.

Ce mouvement de protestation prive les hôpitaux d’une grande partie de leur personnel et a créé dans une situation d’exception, gérée différemment d’un service à l’autre.

Au CHU Mustapha, où l’atmosphère n’est pas spécialement tendue, les services d’urgence continuent à fonctionner normalement, les médecins résidents ayant consenti à continuer à assurer les gardes et les urgences pendant toute la durée de la de grève.

Dans les autres unités, la situation varie en fonction de l’organisation mise en place par les chefs de services. « Au service de pédiatrie, tout fonctionne normalement, les consultations sont faites et les urgences sont convenablement prises en charge », a affirmé un médecin du service.

Pour lui, ce bon fonctionnement du service de pédiatrie est dû « à la bonne organisation mise en place par la cheffe de service, qui a affecté les assistants et maîtres-assistants aux postes désertés par les médecins résidents grévistes ».

Cette organisation efficace mise en place au service de pédiatrie n’est pas généralisée à tout l’hôpital, ainsi, des services ont suspendu les consultations et les examens de routine qui étaient « en grande partie pris en charge par les résidents », selon un médecin radiologue. C’est le cas, notamment au service central de radiologie, où seul un service minimum est assuré par les assistants et maîtres assistants, selon un médecin du service.

Dans d’autres pavillons de l’hôpital, aucune consultation n’est prise en charge. Comme au service de chirurgie maxillo-faciale déserté par les résidents sans qu’ils soient remplacés par les assistants et maîtres assistants.

« Beaucoup de professeurs, d’assistants et de maîtres assistants déchargent toutes leurs responsabilités sur les résidents qui se retrouvent avec une charge de travail énorme, ce qui apparaît clairement, maintenant que ceux-ci sont en grève », nous a confié un médecin spécialiste du service.

Par : TSA.

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