Patient deces

Témoignage sur le décès d'une femme à l’EPH de Mostaganem

Je m'adresse à l'opinion publique et en particulier à Monsieur le directeur de la santé. Ma soeur, une jeune dame âgée de 49 ans s'est fait opérer à l'hôpital "Che Guevara" de Mostaganem pour un simple problème lié à la thyroïde.

Sur le conseil de son médecin traitant, elle s'est retrouvée sur une table d'opération alors que son problème ne présentait aucun signe de gravité.

Elle s'en est allée toute confiante, son sac sur les épaules. Elle n'avait aucun sérieux problème hormis une petite anémie, elle ne se doutait pas un instant qu'elle allait se poser entre les mains de son bourreau. L'opération a eu lieu mercredi 04 décembre 2019. Après l'intervention, elle fut déposée dans une chambre livrée à elle-même. 

Elle se plaignait de difficulté de respiration et l'infirmière lui signifia que cela était normal. A minuit de la même journée, son problème de respiration devint assez sérieux pour qu'on l'évacue en urgence vers les UMC de Mostaganem.

Le chirurgien qui l'avait opérée fut contacté, la rejoignit aux urgences et là, dans le bloc opératoire, il procède à une intervention chirurgicale. Je lui posai la question le lendemain, il me répondit par ces termes : "Elle n'a rien, c'est juste le stress et je l'ai opéré juste pour écarter certains doutes".

Depuis, son état ne cessa de s'aggraver. Elle est décédée samedi 14 décembre d'une embolie pulmonaire. Ses poumons étaient gavés de sang coagulé. D'où venait tout ce sang dans ses poumons ? Pourquoi à la place des selles avait-elle du sang ?

Finalement, tout ce qu'ils ont trouvé à dire c'est qu'elle respirait mal à cause d'un stress imaginaire. Sur ce témoignage, je ne citerai pas le nom du chirurgien en question, mais notre famille compte bien déposer une plainte pour incompétence et homicide.

Par : Sid Ahmed Khalifa.