Lux

Splendeur et décadence d’un cinéma de quartier

Comme à chaque printemps, le cinéma est en fête et les salles retrouvent à Cannes. A Mostaganem, ils sont nombreux ceux qui oublient nos vieilles salles de cinéma. A cet effet, nous évoquons, à travers notre article, l’histoire du Ciné-Lux de Tigditt, histoire qui s’attardera, nostalgie oblige, sur la splendeur passée d’un petit cinéma de quartier.

« Le cinéma est le lieu du réel et de la vie » ( Patrice Chéreau )

Le Ciné Lux, ce n’est peut-être pas l’édifice le plus ancien, ni le plus accompli en terme d’architecture, mais c’est sans doute le plus mythique de la ville de Mostaganem et certainement aussi le plus attachant, car de mémoire de vieux riverain, cette bâtisse qui ne paye présentement pas de mine - ayant à l’évidence perdue beaucoup de son lustre d’antan - aura connu pendant les années de feu, un destin des plus marquants qui se fond dans la riche et tumultueuse histoire contemporaine de la vieille ville de Tigditt.

En effet, la construction qui abrite un petit cinéma de quartier, prêtera ses murs durant la période cruciale qui va de la fin des années quarante jusqu’aux premières lueurs de l’indépendance, à une mémorable effervescence tant identitaire, culturelle que politique qui fera battre le cœur de la cité.

Après avoir fait un repérage des lieux comme on dit dans le jargon, nous braquerons nos projecteurs sur cette salle mythique afin de mieux la présenter au lecteur. Et c’est au sortir du lieu dit « Kadous El Meddah », c’est-à-dire juste à l’entrée de la vieille ville, que l’on peut voir encore sa haute façade terne et dépouillée qui fait face, de l’autre côté de la rue, à l’école de garçons Mehdi Benkhedda (ex- Jean-maire et ancienne école franco-indigène). 

Ouvrons ici une parenthèse pour signaler qu’en son temps, le choix de son emplacement avait intrigué de nombreux riverains et une lancinante question avait même longtemps taraudé les esprits : Pourquoi diable le propriétaire, Mr Guillemaud, pharmacien de son état, avait-il eu cette « lumineuse » idée d’aller édifier - alors qu’il était par ailleurs possesseur d’autres lopins à Tigditt - « Une salle de cinématographe» en face de «l'école indigène » ?

Comptait-il renflouer ses caisses avec quelques maigres « douros » en encourageant l’école buissonnière ou espérait-il en bon samaritain, faire œuvre utile en suscitant des vocations parmi quelques chérubins rêveurs ? En tout état de cause, cette topographie un tantinet « subversive » mais ô combien « alléchante » pour les mômes, va rendre leurs oreilles encore plus hermétiques aux leçons d’histoire-géographie, avec leur cortège de noms rébarbatifs dont la consonance bizarre leur mettaient très souvent «les nerfs à vif » : Languedoc-roussillon, poitou-charente, tarn-et-garonne, vase de soissons, wisigoths...

Obnubilés qu’ils étaient par les belles affiches d’en face qui leur donnaient bien souvent le tournis, mais aussi par « les grands espaces » offerts par les majestueuses landes de « Chara » qui étalait juste derrière l’école, son tapis verdoyant parsemé de magnifiques clairières qui couraient, à perte de vue, depuis le petit mausolée de Sidi Benhdji jusqu’au Djebel Diss, dont la masse ombreuse se découpait au loin sur un splendide azur.

Et chara mérite bien le détour. Aux yeux des enfants, elle ne ressemblait ni à une garrigue provençale ni à un maquis broussailleux et encore moins à une prairie comme on en voyait dans les photos blafardes du livre de géographie. Pour les mômes, chara était simplement, chara et elle était unique : Un bout de patrie bénie qui palpitait là bas au doux soleil.

Et aux dires des anciens, c’était plus beau que le far west de john Wayne et de randolph Scott, même sans cinémascope ni « Rio grande » ou cactus « Géant » et en dépit aussi de ce qu’on appelait « Les grandes manœuvres » de l’armée française dont les pétarades se faisaient quelquefois entendre au loin.

Mais malgré les strapontins magiques d’en face et malgré le magnifique el-dorado qui s’ouvrait juste derrière l’école, les écoliers sauront refréner les cours durant, « la grande évasion » qui bouillonnait dans leurs petits cœurs.

Mais rejoignons, sans plus tarder, notre cinéma de quartier et considérons un moment son architecture. Sur ce point, l’on a le sentiment que l’architecte qui en dessina les plans, ne se creusa point les méninges dans sa conception, se limitant à une architecture très sobre, aux lignes plus qu’épurées où seule la platitude est mise « en relief ». Ici, dans la rive pauvre de l’oued Ain Sefra, dans le « quartier arabe » comme l’appelait le colonisateur, point de place au style rococo, baroque ou second empire .

La vieille bâtisse, coincée entre un café maure et une habitation, offre au regard une façade imposante mais austère, aux murs recouverts d’un crépi ocre sale qu’« agrémentent » des fenêtres dont le style cafouille entre le « mauresque » et celui prétendument « orientaliste » si cher aux indécrottables « tartarins de Tarascon » nourris aux contes de Chahrazède. Et pour accentuer cette perspective, l’on a substitué des motifs plâtrés ajourés de moucharabiehs aux classiques volets par trop inexpressifs.

En fait pour admirer son seul relief et son seul ornement, il faut lever les yeux vers ce fronton délavé qui supporte encore vaillamment, une tête de lion figée dans du béton, dont la gueule rugissante fait penser automatiquement à l’autre congénère, bien emblématique celui là, de la célèbre Métro-goldwin-mayer.

Et de part et d’autre de l’éminence léonine, ces lettres moulées « CINE LUX » qui ont fait rêver des générations de cinéphiles. Mais « le roi lion » est « seul au monde » depuis belle lurette et avec son trône brinquebalant, il donne encore l’illusion de régner sur des lieux que les aléas du temps commencent à entamer sérieusement.

Et en ouvrant le livre de la mémoire, il me semble encore entendre les échos des puissants rugissements du lion de la lointaine MGM et sentir dans le petit hall chaleureux, la douce odeur des pralines mêlées aux relents acres du tabac. Que dire de ce cinéma, sinon qu’il aura été pour les gens de Tigditt cette bouffée d’air bien vivifiante et une fenêtre ouverte sur le monde.

Comme il leur procurera le temps d’une séance, un brin d’évasion et surtout un « sentiment de liberté » - certes aussi fugace qu’illusoire - mais qui permettait toutefois aux adultes d’«oublier» pendant ces quelques instants magiques, les brimades et la misère quotidienne et aux écoliers, les roland, bayard, dagobert et tutti quanti, noms que les mômes trouvaient un tantinet fadasses.

Mais qui seront par bonheur vite dégommés par des noms d’acteurs américains autrement plus attrayants, puisque chacun d’entre eux deviendra à tour de rôle, le vaillant « meskhot », ce héros sans peur et sans reproche auquel le môme s’identifiera le temps d’une programmation et le temps de deux « matinées »..

" En 1935, démarrera la construction du Ciné Lux de Tigditt" 

C’est en 1935 que démarrera la construction du Ciné Lux, construction aussitôt contrariée par le charivari qui se fait entendre en Europe et qui sera suivi du grand chambardement planétaire. Mais jusqu'à la fin de la guerre mondiale, la salle inachevée ne sera pas abandonnée pour autant, puisqu'elle abritera un marché, ce qui ne pouvait pas mieux tomber en cette période de disette.

La réception « officielle » du cinéma n’interviendra qu’en été 1946 alors que les massacres du 08 mai 1945 perpétrés par les hordes colonialistes hantent encore les mémoires. A partir de cette année, nous assisterons à une étape foisonnante où programmation filmique, activités culturelles et combat nationaliste se partageront concomitamment la salle. En effet, sa petite scène prêtera ses planches à des spectacles de théâtre, de musique, comme elle vibrera également avec les meetings politiques, sous le regard scrutateur des sbires des renseignements généraux de la police coloniale.

Mais l’activité cinématographique se taillant bien évidemment la part du lion, nous nous ferons accompagner le long de ces lignes, par quelques films qui auront marqué la mémoire et qui nous aiderons à restituer au mieux l’atmosphère si particulière de cette époque. Les riverains qui s’aventurent pour la première fois dans la salle obscure, sont vite conquis par les premières images animées tellement vivantes et tellement prenantes du cinématographe.

Sur grand écran et en noir et blanc, Charlot avec sa pantomime et sa démarche « stroboscopique » les fait s’esclaffer de bon cœur, mais le pathé-journal avec ses « bienfaits de la colonisation » les laisse plutôt dubitatifs. Après l’entre-acte, ils découvrent ce « Tarzan l’homme singe » joué par le nageur olympique johnny Weissemuller et dirigé par un réalisateur américain au nom imprononçable : Woodbridge strong van dyke II !

En tout cas, les enfants ne retiendront de ce film « exotique » - dont quelques scènes furent tournées dans la luxuriante végétation du jardin d’essai d’Alger - que ce cri tonitruant lancé de liane en liane par ce justicier blanc à demi vêtu, cri que les gamins adopterons illico et s’amuseront dès lors à lancer à tout bout de champs à chaque coin de ruelle. Et ce n’est qu’ « à bout de souffle », fatigués d’avoir trop tiré sur « la corde ».. vocale que les enfants mettront, le soir venu, un bémol à leur « symphonie endiablée ».

Dans un tout autre registre et toujours en noir et blanc , le film « Pépé le Moko » , fiction romantico-policière du réalisateur français julien Duvivier est à l’affiche . Passons sur le synopsis pour noter là aussi ce goût prononcé pour « l’exotisme oriental » qui se résume ici à un morceau de ruelle de casba algéroise reconstituée en carton-pâte dans les studios pathé et par une « ambiance locale » bien recréée par la musique de mohamed Iguerbouchen.

Mais là une question se pose : Jean Gabin en caïd de la pègre parisienne n’aura donc jamais foulé,à l’instar de tarzan, les rues d’Alger et les dédales de sa « vraie » casba ? Dans les mois qui suivent l’armistice, les algériens ont rendez-vous avec les élections législatives et municipales qui se tiennent respectivement en novembre 1946 et en octobre 1947.

Les campagnes du MTLD et de l’ UDMA battent leur plein et le ciné lux connaît des meetings très animés. Ces joutes électorales seront marquées par un évènement majeur qui restera gravé dans les annales : Messali hadj, la figure emblématique du nationalisme et chef charismatique du MTLD est à Tigditt où il est chaudement acclamé par une salle bondée et exaltée. 

Les troupes de mahieddine Bachtarzi et de mohamed Touri feront également escale dans cette salle au grand bonheur d’un public bon enfant. Pour sa part, l’association des étudiants musulmans de Mostaganem (AEMM) du lycée rené basset (Lycée Zerrouki) créée en mars 1946, présente au ciné lux une pièce de Molière « les fourberies de scapin ».

Cette œuvre du répertoire classique incluse dans le programme, sera traduite en arabe et jouée par de frêles lycéens, encadrés pour la circonstance par des enseignants algériens. Le prix de la place est symbolique. Cette modeste obole servira à pourvoir en livres et cartables les élèves nécessiteux, car la dite association ne recevait, faut-il le rappeler, aucune subvention de l’administration coloniale.

Lui emboîtant le pas, la compagnie musico-théâtrale « El Badr » y fait un passage très remarqué avec la pièce « Ziwadj ber ridha » (mariage avec consentement ) de Djillali Benabdelhalim, où l’auteur règle ses comptes au colonialisme à coup de métaphores toutes, agraires du style « ne laissons pas le parasite nidifier dans nos terres, car à la longue, il corrompra toutes nos cultures… ».

Quelques mois plus tard, un jeune prodige de 15 ans du nom de "Ould Abderrahmane kaki" monte dans cette salle sa toute première création « Ahlem soltane Souleymane » (ou la légende de la rose), pièce inspirée d’un conte de grand-mère et qui sera jouée avec beaucoup d’entrain par des camarades de la meute des scouts du fawdj El Falah.

Au début des années cinquante, le film arabe « Mughamarat antar wa abla » (les aventures de antar et abla) du réalisateur égyptien salah Abou Seif avec kouka et seraj mounir emballe la vieille cité. Cette histoire ô combien légendaire et l’accessibilité de la langue concourent à son phénoménal succès. Des séances seront même programmées pour les femmes, pour admirer « de visu » la belle abla, ravies de cette providentielle échappée qui leur permettra d’«oublier», le temps d’un rêve, marmaille, bassines et braséro.

Durant la même période, la troupe nationale égyptienne dirigée par l’illustre acteur et dramaturge youssef Wahbi est en tournée en Algérie. La troupe - dont la star de la scène et de l’écran amina Rizk est sociétaire - donne dans un ciné lux comble la pièce de youssef Wahbi « awlâd al chawârie » (les enfants de la rue) qui remportera un succès mémorable.

Côté cinéma, le western « Duel au soleil » de King vidor avec jennifer jones, joseph cotten et gregory peck est à l’ affiche. Le duel épique entre la belle furibonde et le cow-boy dans les collines arides du hill country texan et la fin tragi-romantique du film, feront se pâmer au passage quelques spectateurs. Pour leur part, les enfants sont émerveillés par les aventures du petit Sabu dans « Le voleur de Bagdad » des britanniques ludwig Berger, michael Powel et tim Whelan.

La féérie de certaines séquences, qui rappellent les milles et une nuits, sont d’un « réalisme » sidérant qui éberluera petits et grands. C’est sans doute à partir de ce moment que les enfants - prêtant l’oreille aux conciliabules des adultes - découvrent le mot « trucage», mot magique qui pouvait à lui seul « expliciter » enfin toutes ces scènes fantastiques qui les laissaient admiratifs et ébaubis des jours durant..

Mr Guillemaud décédé, la salle est acquise en 1956 par messieurs Bentria et Guedda

Par ailleurs, sous la direction de John Huston, humphrey Bogart en chercheur d’or hirsute et poisseux, culmine dans un film en noir et blanc « Le trésor de la sierra madre » où les sentiments de cupidité et de suspicion sont merveilleusement bien rendus par cet immense acteur dont la « gueule » crevait l’écran. Du grand art !

Entre temps, Mr Guillemaud décédé, la salle est acquise en 1956 par messieurs Bentria et Guedda qui en deviennent ainsi les nouveaux propriétaires Et la dynamique culturelle reprend de plus belle. La vaillante troupe musico-théâtrale d’ Es-Saïdia proposera dans la dite salle « Dr.Mounir » d’après Dr. Knock de jules Romain ainsi que du Molière (georges dandin, le tartufe), pièces librement adaptées par Kaki. Pour sa part, l’orchestre d’Es-saidia emballera l’assistante avec une riche palette de rythmes ( chaabi avec maazouz Bouadjadj, mumbos de mohamed Tahar, chansons burlesques de Ahmed Benacer) cependant que là, juste derrière les coulisses, une cache insoupçonnée servait de retraite aux fidaïyïnes..

Pour en revenir à la programmation filmique, la mémoire retiendra en cette fin des années cinquante, deux superbes productions. La première, « Mangala, fille des indes » est réalisée par mehboob Khan, avec dilip kumar, nimmi, prem nath et nadira. Ce film hindou en technicolor et au décors fastueux - et qui bat en brèche d’une façon par trop romantique le dogme des castes - fera chavirer la vieille ville grâce à des chansons sublimes que baragouineront à satiété petits et grands.

Et le succès du film est tel, qu’il sera organisé une projection spéciale pour les élèves qui en sortiront émerveillés, avec à la lèvre de suaves et d’impérissables refrains. Pendant cette délicieuse récréation, les enfants, la mine amusée et le cœur léger, laissaient dans les livres d’histoire, les druides se débrouiller tout seuls dans « leur » cueillette du gui sacré.

Comme ils ne pouvaient s’empêcher de se tordre à l’idée de savoir qu’au même moment et quelques pages plus loin, « nos ancêtres les gaulois », blonds hirsutes et tremblotants, scrutaient eux d’un œil angoissé , ce ciel qui menaçait à tout moment de leur tomber sur le …ciboulot ! Fichtre ! « Nos ancêtres les gaulois» auraient-ils inventé sans le savoir les premiers « cartoons » ?

Le second film « Les dix commandements » de Cecil B. DeMille est joué par charlton heston , yul brynner, anne baxter, super production truffée de séquences époustouflantes (le passage de la mer rouge est à couper le souffle !). Ce qui désemparera plus d’un, car cette fois ci, le mot « trucage » était bien faible pour « expliciter » une scène qui tenait bien de l’irréel ! Et le nom de « Sidna Moussa » était sur toutes les lèvres : A l’école, au café, chez le coiffeur, dans les chaumières et jusque dans les moindres recoins de souika.

Et sur la petite scène du ciné lux, la troupe musico-théâtrale d’El Masrah prenant le relais d’Es-saïdia, y viendra souvent chauffer son public avec des sketchs et des florilèges musicaux et ce, jusqu’ en 1961, année où elle cessera toute activité suite à l’arrestation de son directeur Benaissa Abdelkader.

En 1964 , le ciné lux de Tigditt a été nationalisé par l'état algérien !

Mais, ne nous égaillons pas trop et rejoignons tout comme « Ulysse », après ce périple, la terre ferme du réel. Au lendemain de l’indépendance, les spectateurs furent gratifiés d’un superbe « règlement de compte à O.K. corral » et par quelques péplums « bien musclés ». En 1964 , le ciné lux sera nationalisé et après une longue gestion étatique quelque peu cafouilleuse pendant laquelle notre cinéma s’offrira CNC, APC, ONCIC, re-APC, CAAIC, re-re-APC, il sera restitué aux ayants droit en 1996, et dans quel état ! (les fameuses coulisses étaient devenues au fil du temps un affreux dépotoir).

Depuis, abandonné de tous, le ciné lux qui présente aujourd’hui une triste mine, semble vivre un «drôle de drame » et poursuit stoïquement sa « descente aux enfers ». Sera-t-il transformé en « garage, building ou supermarché ? » ou retrouvera-t-il un jour, malgré « le rideau déchiré », « la fureur de vivre » qui fut sienne ? Et si cette fureur revenait, ferait-elle aussi vibrer les salles du Colisée et du Cinémonde laissées en rade depuis des lustres, dans une ville réputée « culturelle » mais qui ne possède même pas de cinémathèque et encore moins de ciné club ? 

Drôle de « palme » que voici. Alors mesdames et messieurs de la culture, pourquoi ne pas récupérer ces îlots de rêve, les dépoussiérer et les rendre au public ? Et n’est ce pas faire outrage à la raison, que d’abandonner à la décrépitude, un inestimable patrimoine qui fut, il n’y a pas si longtemps, ce maillon culturel de proximité et de convivialité, grâce auquel le citoyen pouvait se divertir, se retrouver, se cultiver et aussi rêver ?

Mais le rêve est-il encore permis dans ce monde perverti où la déliquescence s’affiche désormais en « gros plans » et nous joue journellement et jusqu'à la nausée, son « mauvais cinéma» ? Alors pourrons nous rêver dans nos vieilles salles au 67ème festival ? 

Par : Dr. Mahfoud BENTRIKI.

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