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Confiance !?

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Analyse | Mostaganem Aujourd'hui | 25.05.2012 | 

Nous l'avons perdue en ces hommes, en ces femmes et en nous même. Qui sème le vent récolte la tempête et le menteur le jour où il dira la vérité ne sera pas cru. Image flamboyante et parfaite de tout un monde fut longtemps propagée. Il fut alors assisté sans vraiment s'exprimer.

Les temps ont changé, nous sommes arrivés au pied du mur, un mur si haut! Oui, nous y sommes, nous cherchons, souhaitons, rêvons et même insistons à passer outre. Nous ne croyons pas aux autres, nous n'écoutons pas, nous ne dialoguons pas. On travaille peu, on s'énerve, on casse.

On veut s'enrichir vite et bien vivre, comme ça et sans rien faire ou presque, comme les autres diraient certains. On craint la vérité, le direct, l'audio, le visuel et on emprunte encore le vieux sentier à sens unique, un classique. On ne vote pas ou presque, une minorité connait l'urne, suffisant pour les conservateurs, pas du tout pour les rénovateurs.

Et nous de dire que rien ne va, rien de bon n'est fait : Doute, malhonnêteté, mauvaise conscience, les affaires, le profit, l'enrichissement. Les autres de riposter, que tout va bien, les hommes qu'il faut sont à la place qu'il faut, tous compétents, bien honnêtes et bien nationalistes.

Cinq décennies de progrès et il n'y a pas de pauvres chez nous disent les uns. Cinquante ans de mensonge et la misère règne répondent les autres. Alors dans quelle rive patauger?

Certes il faut de tout pour faire un monde, le parfait n'existe pas. Sincèrement, l'issue à cette énigme n'est guère dans l'immédiat, et ne sera pas pour demain. Malgré les appels, les sensibilisations, et mêmes les larmes pour faire changer les avis à ces dos tournés, ces boudeurs, ces sourds-muets, ces handicapés par la force des choses du vécu, du désespoir, on demeure de marbre.

« On ne peut faire du noir le blanc, de la déception la satisfaction du jour au lendemain »

Erreur! On ne peut faire du noir le blanc, du désespoir l'espoir, de la déception la satisfaction, du loup l'agneau, du jour au lendemain, d'une nuit à son aurore. Il paraît facile pour ceux qui restent confortablement installés. Ah, oui! Le fauteuil donne le vertige, surtout si le miel est pur et de bon goût.

Disons-le, assez! L’abus, les bouffonneries, l'engagement par les promesses, par la persuasion et agir contre sa conscience, voire son devoir ne sont plus tolérables. Altérer, affecter ce qui est sain et honnête dans l'âme, aussi.

Avilir, dénaturer, souiller, démoraliser non plus, non recevable, inacceptable! On ne veut plus de ces narrations, ni de ces proses et de ces prophéties. La multiplication des ouvrages médiocres corrompt le goût (Concorcet). La nature des hommes est corrompue, déchue de Dieu (Pascal).

L'obsession de corrompre est une de celles qu'on a moins étudiées, moins planifiées, une ignorance des méfaits, et désagréments, voire des conséquences, un tunnel sombre où s’engouffrent les ombres.

Nous ne sommes ni des lépreux, ni des brutes, les uns s'unissent, les autres ont des cœurs. on se rattache et on se rejette selon les circonstances. L'abstention au vote? Une forme de rejet.

L'union? Ah! Ces millions d'hommes et de femmes, cette démonstration d'un nationalisme profond, pur, bien rare, une fierté, une jalousie, un amour envers la patrie, ils ont arrosé avec l’âme et le cœur et à flot la qualification de l’Algérie au dernier mondial de football depuis Oum Dermane.

« Nous voulons du meilleur, du bon, de la qualité à notre pays »

Nous avons tous vibré pour les verts, tous pour "One two three viva l'Algérie". Quel peuple formidable ! On n'est pas des grappilleurs, ni des chemineaux ou des gueux et moins des indigènes d'ailleurs, seulement un peuple aux potentialités énormes, ambitieux, fonceur et surtout créateur.

Une spontanéité, une vivacité qu'on pourrait conjuguer à cette courtoisie, elles feront les merveilles du pays. Ah! Ces  cerveaux nés chez nous, exilés, servant à l'étranger, un éclat de compétence, de savoir, une élévation, une noblesse dans les idées et dans la vision. Certes ils ont trouvé ailleurs le salut, mais quel gâchis pour la nation! Que d'émotion!

L'émotion perdrait sa fleur de spontanéité sincère à être analysée pour l'écrire (A.Gide). Nous voulons du meilleur, du bon, de la qualité. Notre pays, ses richesses énormes, inestimables, devraient être relatives à une vie appropriée, convenable, digne d'une grande nation. On peut s'appliquer en étant honnête, intègre, frais, vertueux, voire pur.

Planifier et veiller, tracer le chemin et clarifier, reconnaitre ses erreurs et corriger, travailler tout simplement. Et comme on a fait toujours l'éloge de ses réussites, qu'on fasse un bilan de ses échecs, qu'on éradique à jamais cette langue de bois. Qu'on ne voie et entende plus ces discours et montages sélectifs, différés, audios ou visuels.

Qu'on montre et dise tout simplement la vérité. Elle n'est pas forcément dans les studios et les salons, elle est aussi et surtout dans les souks, les cafés, les hammams, les stades, enfin dans la rue. Qu'on sache ainsi que nul n'est dupe dans un pays où l'aveugle observe et le sourd entend, sauf peut-être ces laudateurs et ces conformateurs au champ stérile et à la source tarie.

« Le neuf ne pourra être une dérivée du vieux dans un pays de jeunes »

L'urne, voila  encore une bonne occasion qui se présente à ceux qui n'ont rien prouvé pour se taire, savourer la richesse, et fumer le narguilé. C'est soulageant pour tous, non ce n'est pas un sourire narquois, plutôt un souhait ardent pour respirer un air bien frais et prometteur, du nouveau, du récent du jeune, un vent rénovateur et initiateur.

Alors plus de cisellement à ces bon grains, laissons pousser, fleurir et s'épanouir ces hommes et femmes de bonne foi et de bonne famille. Ils devraient être capables et ambitieux pour justement favoriser la croissance, l’espérance, l'assurance, la confiance!

Plus de ces configurations, organisations, voire plus de ces structures, ces vieux réflexes réformés et dépassés. Du changement, de la vraie concurrence entre les compétences, les facultés et les qualités.

Des comptes et surtout de vrais programmes à appliquer et des résultats à obtenir, nous exigeons du concret tout simplement. Le neuf ne pourra être une dérivée du vieux dans un pays de jeunes.

Pour une confraternité, une émulation ou même une rivalité, oui! Ce sont les bonnes relations de professionnels, que le meilleur gagne. Nous seront en définitive tous des gagnants.

Regardons ce qui se passe de l'autre côté de la rive et contemplons ces chef-d’œuvres de qualité, ces affrontements, ces faces à faces entre ces candidats, ces prétendants aux responsabilités suprêmes. C'est grandiose! Un pouvoir, une puissance, une gloire tout en restant simple au sein de la grandeur et faire ainsi celle d'un peuple, d'un état, d'une nation.

« L’accouchement ne sera pas en douceur, le bébé naitra et verra le jour, il s'appellera confiance ! »  

Ils ont beaucoup à apprendre nos "élus", peut-être qu'ils le feraient un jour, la tête serait pleine, la poche pas tout a fait vide. Trop de temps perdu, la vie pourrait être cette mer tantôt calme tantôt agitée où l'imprévu, l'ogre sortirait des profondeurs et des ténèbres réduisant à néant tout ce qui a été édifié durant des années. On n'en veut pas, à chaque jour suffirait sa peine, il ne faut pas remettre ce qu'on peut faire le jour même.

Il y' a de quoi être pessimiste, mais demeurons optimistes, ce n'est pas gagné mais nous croyons encore. On doit savoir se parler, s'écouter, se comprendre, dialoguer pour échanger sans dénaturer. On pourrait et avec beaucoup d'effort et de sacrifice juste décaler ses intérêts pour peut-être un jour les oublier devant ceux de la nation.

On mériterait alors le titre d'interlocuteur de ce beau monde d'électeurs. On aura ainsi l'envie de travailler, d’espérer, d'évoluer son quotidien, d'améliorer son existence et celle de ses enfants, d'être respectable et respectueux, de savoir et de croire. On n’a pas perdu l'exaltation de sentiment national et de son attachement à la nation.

L’accouchement ne sera pas en douceur, sûrement en douleur, le bébé naitra, verra le jour, il s'appellera alors confiance ! Inchallah.

Auteur : Monsieur Kadid Medjahed (Cadre technique)
Mail : medjahedk8@gmail.com

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